Enjeux facture électronique 2017
Le 25 Septembre 2017 - La facture mixte ou facture hybride… mais de quoi parlons-nous?

La France échange plus de 2,5 milliards de factures par an mais seulement 10% le sont par voie électronique. Ce qui signifie que pour la grande majorité, le papier est maître en la matière. Impression, mise sous pli, affranchissement et autres nécessités de transport… de quoi faire exploser l’empreinte carbone de La Poste !


Trêve de sottises… nous connaissons les bénéfices liés à l’utilisation de la facture électronique, ils ne sont d’ailleurs plus à prouver : gain de temps et d'argent (les derniers rapports de GS1 France évaluent le coût global du traitement d’une facture papier à 22€), accélération de la transmission des informations comptables et du traitement des factures, diminution des erreurs de saisie et baisse des litiges, etc.


Et sur ces 2,5 milliards de factures échangées par an en France, on estime à 600 milliards d'euros les créances interentreprises portées par ces factures ! De quoi se forcer à trouver des solutions pour réduire les délais de paiement et par la même occasion, lutter contre les difficultés de trésorerie auxquelles sont exposées les entreprises, fournisseurs, TPE et PME. Car elles comprennent également les retards de paiement qui correspondent à 3.5% du chiffre d’affaires supplémentaire que les fournisseurs doivent mobiliser en trésorerie.
Les conséquences de ces délais ? La France comptabilise chaque jour plus de 40 faillites d’entreprises.


Une des solutions est la facture électronique. Elle permet l'accélération des délais de transmission et de traitement.

Les solutions d'automatisation, de traitement des factures électroniques au travers de l'EDI sont connues depuis longtemps et ont fait leur preuve dans de nombreux secteurs d'activité. Elles permettent d'échanger des factures sous forme de données structurées entre deux systèmes de gestion sous respect d'un formalisme défini entre les deux partenaires.

Même si cela reste plus facile pour les grandes entreprises, les TPE/PME sont souvent en difficulté pour respecter la demande de leurs clients, même si des solutions alternatives comme le WebEDI ou le PDF signé permettent d'y satisfaire.

Aujourd'hui, certains secteurs se distinguent avec un taux d'adoption frôlant les 60% comme celui de la Grande Distribution mais il n'est pas représentatif des autres secteurs d'activités. La volonté marquée des enseignes permet une diffusion certaine auprès de leurs fournisseurs.

Il manquait donc une solution technique pour permettre à toute entreprise de tendre vers la voie de l'électronique.

Face à ce constat, le FNFE-MPE et le FERD ont décidé d'adopter en 2016 un standard commun de facture mixte partant du format ZUGFERD et des travaux sur la facture mixte en France, dénommée "Factur-X".

Mais de quoi parle-t-on?
La facture mixte est un fichier PDF/A3 qui est la représentation lisible d'une et une seule facture et l'enveloppe du fichier de données structurées, comprenant toutes les informations de la facture. Elle est le compromis entre les attentes des acheteurs et les capacités de fournisseurs, d'échanger de données métiers selon les différents profils. Elle s’appuie sur la Norme Sémantique Européenne de la facture électronique du CEN (Comité Européen de Normalisation) qui a défini de façon précise les données obligatoires contenues dans le fichier, qui peuvent être complétées par des données métiers autres, jusqu'à l'échange de documents annexes.

L'objectif de la Factur-X est un déploiement massif de la facture électronique dans les relations commerciales afin que chaque entreprise puisse enfin bénéficier des ses avantages et bénéfices.


facturX