INDUSTRIE/NÉGOCE
 

Comment Saint-Gobain Distribution Bâtiment tire parti de la facture électronique

Propos recueillis par Faustine Sappa - NEGOCE - Publié le 27/01/17 à 19h28- Mis à jour le 28/01/17 à 19h39

Mots clés : Industriels du BTP
Organisée par @GP dans les nouveaux locaux de GS1, à Paris, la conférence sur les échanges dématérialisés du 26 janvier a compté parmi ses intervenants Pierre Bonsack, Chef de projet EDI chez Saint-Gobain Distribution Bâtiment France. Il a évoqué les gains obtenus par la mise en place d’une solution de factures électroniques. Rencontre croisée avec Frédéric Maurizot, Directeur général adjoint d’@GP.


Frédéric Maurizot, directeur général adjoint d’@GP (à g.) et Pierre Bonsack, chef de projet EDI chez SGDB France.
© F.S. - Frédéric Maurizot, directeur général adjoint d’@GP (à g.) et Pierre Bonsack, chef de projet EDI chez SGDB France.



Quel est l’historique de la collaboration entre @GP et Saint-Gobain Distribution Bâtiment France ?
Pierre Bonsack : 
La collaboration avec @GP concerne la partie réception des factures EDI pour l’enseigne de distribution La Plateforme du Bâtiment. Elle a démarré début 2013, lorsque nous cherchions à remplacer notre précédent prestataire. Après la signature du contrat en avril, le déploiement a été très rapide puisque la migration des 120 fournisseurs de l’enseigne s’est déroulée sur deux mois. Historiquement, le groupe Lapeyre, filiale de Saint-Gobain, travaille depuis plus d’une dizaine d’années avec @GP et nous n’avions que de bons échos. Nous avons donc tout de suite pensé à eux. Depuis, nous avons fait des émules puisque d’autres sociétés du groupe ont également opté pour @GP, comme Pum Plastiques depuis 2015. Nous envisageons de poursuivre ce ralliement à d’autres enseignes du groupe, d’autant que nombre de nos partenaires travaillent aussi avec @GP. Ils sont en effet leaders sur ce marché, et offrent une réelle différence en termes de qualité de service, de disponibilité et de convivialité des outils.

Négoce : Justement, quels outils avez-vous mis en place ?
P. B. :
 Principalement des retours d’informations sur le statut de traitement des factures. Les trois statuts – reçue, bonne à payer, payée – sont transmis à @GP, qui les met à la fois à notre disposition et à celle du fournisseur via le portail d’@GP. Cela permet au fournisseur d’avoir une visibilité sur toutes les factures qui n’ont pas été acquittées et d’anticiper, par un système de filtre, les paiements à échéance – ou les non paiements – et de prévoir ainsi sa trésorerie en conséquence.

Frédéric Maurizot : Nous pouvons donner  à chaque fournisseur un accès privé à son propre compte. Cela libère le service comptabilité fournisseurs de La Plateforme du Bâtiment qui n’est plus sollicité en permanence par téléphone pour connaître le stade de traitement des factures. Ainsi, l’information est beaucoup plus fluide et circule bien mieux entre le client et ses fournisseurs.

« Donner toujours plus d’informations à nos fournisseurs sur le statut de traitement de leurs factures »

Quels sont les gains liés à cette dématérialisation ?

P. B. : Il faut noter que nous avons été pionniers dans ce domaine-là puisque rien n’existait au moment où nous avons mis en place ce système. Nous avons pu percevoir les gains d’une telle solution très rapidement. D’ailleurs, cela illustre parfaitement la qualité d’écoute d’@GP à qui nous avons exposé nos besoins et qui a su y répondre de façon adaptée en nous proposons d’héberger ce service sur son portail. Depuis, GS1 a travaillé sur ce sujet et a notamment développé le message « Aperak », qui sert à transmettre les accusés de réception d’application et les erreurs intervenues lors du traitement du message. Nous envisageons d’adopter aussi cette solution car notre objectif est de continuer à donner toujours plus d’informations à nos fournisseurs sur le statut de traitement de leurs factures. Nous estimons que nous le leur devons ! Si un fournisseur ne comprend pas pourquoi une facture échue n’a pas été payée, il va pouvoir se rendre sur le portail et voir la nature de l’anomalie. Ces informations sont essentielles pour réduire les échanges téléphoniques ou par mail et gagner ainsi de la visibilité, du temps et, par conséquent, de l’argent.

« D’ici à 2020, l’Etat va généraliser la facturation électronique, y compris avec les fournisseurs »

Y a-t-il d’autres projets en cours sur ces questions au sein de Saint-Gobain Distribution Bâtiment France?

F. M. : Oui, nous étudions avec Pierre Bonsack la mise en place de l’utilisation du portail Chorus Pro, le système de facturation électronique aux services de l’État des collectivités et des entreprises, lancé en septembre 2016. Si, aujourd’hui, la facturation électronique dans ce cadre ne concerne que 260 entreprises (de plus de 5 000 salariés et réalisant plus 2 Md € de chiffre d’affaires), d’ici à 2020, toutes les entreprises auront l’obligation d’envoyer leurs factures aux services de l’Etat de cette manière, y compris les artisans. Cela va constituer un accélérateur pour la généralisation de la facture électronique. Même si, aujourd’hui, il ne subsiste plus vraiment de freins à son développement. Ses gains et ses enjeux sont connus et reconnus. Il existe différentes solutions qui vont du simple échange de PDF à l’échange en mode EDI complet, en passant par les portails dédiés. Toutes permettent l’intégration des données dans les systèmes de gestion des entreprises, évitant ainsi les ressaisies manuelles qui sont autant de sources d’erreur et de perte de temps.

P. B. : Afin de faciliter encore davantage le déploiement de la facture électronique, un nouveau standard européen va être publié au mois de mars. Il s’agit d’un format PDF encodé informatiquement en XML, qui contiendra toutes les données de la facture afin de la rendre traitable automatiquement et par tous. Des pilotes seront ensuite mis en route aux cours des 2e et 3e trimestre 2017. Ils permettront d’éliminer les derniers obstacles !


Source: Le Moniteur.fr